A propos de musique…

A l’issue de ce workshop, les projets « 15 minutes » et « Gabégie » diffèrent en tous points. Mais un point commun les rapproche : la musique ! Que son style s’apparente à la celui d’un film traditionnel ou s’aventure au contraire dans des registres plus expérimentaux, les deux projets ont fait appel aux talents de composition de Nelson, responsable de la musique, assisté par Damien, qui a lui aussi livré quelques musiques aux univers électroniques.

Extraits :

Pirate 3 – Nelson MALLEUS
Indus – Damien DEGREMONT

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Premier test!

Après un mois de travail, composé de deux semaines d’écritures et de pré-production, une semaine de tournage et une semaine (de nuits blanches) en post-production, nous avons finit par atteindre la dead-line du projet et présenter les deux expériences sous une forme (presque) finale.

Heureusement, plus qu’une démonstration, il s’agissait surtout du premier test sur le terrain pour l’équipe et les intervenants, qui se sont très vite mit d’accord pour prolonger la post-production d’au moins 10 jours en vu d’une démonstration publique.

C’est avec une certaine impatience (et aussi de l’anxiété de la part des deux réalisateurs) que toute l’équipe du workshop à pu tester les deux projets. Tout d’abord « 15 minutes », qui se déroule au sein de la Friche de la Belle de Mai, et qui faire avec la pluie épisodique et le froid impressionnant qui frappe Marseille depuis quelques jours. Ensuite en route pour la Gare Saint Charles et ses courants d’air afin de tester « Gabégie ».

Bon soyons honnête. Tout ne marche pas. Il y a des problèmes à peut-prêt partout, et sur tout les plans. Les dernières nuits blanches de programmation/mixage/montage n’ont pas épargnés les problèmes techniques, pas plus que les nombreuses étapes d’écritures n’ont évités les écueils de mise en scène. Il y a des choses à refaire, des séquences à retravailler, des vidéos à terminer… Bref, un retour dans les salles de montage pour 10 jours de plus.

Pourtant! Les deux projets sont loin d’être des échecs. Passer une journée avec les intervenants à décortiquer le moindre défaut n’est en fait qu’une étape nécessaire à l’amélioration des projets en vue de la démonstration public.

Chacun à leur manière, « 15 minutes » et « Gabégie » ont permis à l’équipe et au deux réalisateurs d’aller jusqu’au bout de leurs idées, en sortant un peu du carcan habituel de SATIS. L’équipe à pu expérimenter à toutes les étapes, en s’appuyant sur les logiques de travail apprise durant les cours, afin d’exprimer une plus grande liberté artistique.

Bref, il y a encore du chemin à faire, mais c’est surtout du fignolage.

Dernier jour de tournage !

« Deux jours de tournages sont amplement suffisants, mais on va en noter trois sur le planning au cas où… »

Sagesse millénaire du producteur

Quand les délais sont serrés, il n’y a rien de pire qu’un problème technique pour un tournage, même aussi court que celui du workshop Discrépances.

« Bon les gars, je suis désolé, mais va falloir refaire toutes nos séquences d’hier… » c’est la phrase que tout réalisateur déteste entendre, mais personne n’y coupe. Alors que le projet tournée à la Friche se poursuit dans les temps, celui de la Gare Saint-Charles prend une journée de retard sur le tournage. Sur deux, ca fait déjà beaucoup.

img_3687_0 Mais bon, quand l’image est ok, quand les acteurs sont parfaits, quand on arrive à écarter tout les petits tracas que peut poser une gare, il arrive parfois que l’ingénieur du son se rende compte trop tard qu’il enregistre en mono plutôt qu’en stéréo. Quand on utilise un système d’enregistrement binaural, ca pose un gros problème.

Heureusement, en prenant le problème à bras le corps, on motivant quelques volontaires de passages, et en capitalisant sur l’expérience des séquences déjà tournée, le retard est vite réduit à une demie-journée seulement.

Allez, juste le temps d’un café, et maintenant il faut attaquer le dérushage, la synchronisation, le montage, l’habillage, les effets, le mixage… Argh….

Moteur, ça tourne ….. Action

Et voila, nous entamons notre première journée de tournage, un groupe est à la Friche, l’autre est à la gare.

Des bourrasques de vent s’engouffrent dans les couloirs de la gare. Note pour demain : prévoir des gants !

Après quelques minutes et une séquence tournée, on vient à notre rencontre pour nous demander notre autorisation. Nous la présentons et en un coup de talkie-walkie l’ensemble du personnel est au courant de notre présence.

Nous déambulons dans la rue intérieure de la gare avec notre Ipad, et notre dispositif de son, attirant l’attention des badaud qui passent à proximité.

Il est 11h et on s’aperçoit que nous allons devoir tourner des scènes qui nécessitent plus de sons que prévu. Il est établit que nous ramenions le matériel à la deuxième équipe pour cet après midi.

C’est tout un planning à revoir et à ré organiser en quelques minutes.

A chaque problème sa solution ! Nous décidons de tourner un maximum de séquences ce matin.

12h pause déjeuner, la matinée à été prolifique, nous avons pût tourner toutes les séquences prévues. Il ne nous reste qu’à tourner les séquences de caméra de surveillance. C’est à Nelson d’entrer en scène… pour son rôle de pickpocket.

14h retour à SATIS, les quelques chevauchement de planning sont réglées, nous tournerons demain matin les scènes sonores.

Le deuxième groupe avance à une bonne cadence. Ils ont a tourné une séquence dans le restaurant, mais à l’intérieur quelqu’un fait des balances sons. Il va falloir s’en accommoder.

17h fin de journée de tournage, les deux groupes sont satisfaits, il est temps de transférer les données sur les ordinateurs et de se mettre d’accord pour le tournage de demain.

Le soulagement de la production

Ouf, tout le côté production est réglé. La gare SNCF nous a accordé son autorisation pour tourner dans la gare St Charles du 18 Janvier 2012 au 20 Janvier 2012.

Les acteurs ont également donnés leur accord. Il ne nous reste plus qu’à faire les plannings de tournage. Ca ne vas pas être une mince affaire, et nous venons d’apprendre qu’il n’y a qu’un seul dispositif de son pour deux groupes, les quatre jours de tournage prévus vont devoir être deux jours de tournage pour chaque groupe.

Montée en tension

Le scénario est écrit, l’arborescence et l’expérience utilisateur sont définis, le temps pour nous de faire un réunion à SATIS avec tout ceux qui nous accompagnent dans ce projet.

L’occasion de pouvoir faire un point sur l’avancement de nos travaux, et de parler de tout le côté production : les autorisations, les acteurs. Autant de choses que nous devons encore régler.

Et là gros coup de pression. La gare SNCF est contactée mais toujours pas de réponse. Les acteurs n’ont toujours pas confirmé. Beaucoup de choses à régler dans un délai assez court.

Le soir même nous contactons la gare, et les acteurs. Ce sera vraisemblablement des connaissances et des acteurs de la Réplique avec lesquels nous avons travaillés lors de projets pour SATIS.

Il ne nous reste plus que les autorisations à faire signer, affaire à suivre ….

Suspens : Choix de scénarii imminent !

Les scénarii sont choisis, la partie continue !

Ce vendredi là, un amas de projets et de concepts ont été apportés à Zinc. Chaque étudiant avait travaillé (plus ou moins longuement) à l’élaboration d’une histoire transmédia.

Il faut reconnaître que le projet nous a particulièrement intéressé. S’y investir était loin d’être une corvée, chacun a tenté de défendre d’arrache-pied son scénario au cours d’une brève présentation. On a eu droit à une histoire de fantômes avec un système d’expérience sur les mécanismes de la peur, un projet utilisait les graffitis pour raconter diverses anecdotes urbaines, une étonnante idée reposait sur le concept de retour dans le temps pour comprendre les origines d’un crime. En bref, et comme on a pu nous le faire remarquer, un rassemblement de toutes ces idées auraient permis un véritable projet transmédia. Cependant il a fallu en choisir deux.

Dans les bureaux de Zinc, alors que le vent hurlait aux fenêtres, nous attendions les délibérations du jury. Ils étaient quatre à disserter pendant une heure sur le choix du projet. Nous étions huit, les mains moites, à se demander lequel d’entre nous aurait la chance de conduire du début à la fin son œuvre.

Et puis tard dans l’après midi, les organisateurs de Zinc sont venus et sans plus attendre nous ont donné les deux vainqueurs de cette joute scénaristique.

Un étonnant projet a plu. Imaginez vous dans un nouveau monde ou la télésurveillance est la base de la sécurité et notamment dans les gares. C’est là le projet de Gaëtan, étudiant en montage en Master 1 à Satis. Il a travaillé sur un dossier expliquant jusque dans ses moindres détails les mécanismes de son idée. Dix huit pages qui ont réussi à convaincre un jury attentif. Son histoire prendrait la forme d’une vidéo institutionnelle qui expliquerait à son utilisateur les fonctionnalités d’une télésurveillance en direct par le biais d’une tablette tactile. Ce projet serait tourné à la gare Saint Charles de Marseille.

Le second projet retenu fut celui de Valéria, une étudiante italienne de l’école Satis. Son histoire est somme toute très classique puisqu’il s’agit de suivre un personnage durant une enquête sur la mort d’une jeune femme dans la Friche. Mais son traitement est pour le moins original. L’utilisateur pourra en effet choisir maintes fois son chemin. Ce qui le conduira a des fins diverses et variées. Il pourra sauver cette jeune fille ou trouver son tueur. Mais ses choix seront tels qu’il pourra complètement échouer dans son enquête et finir par assister impuissant à la terrible révélation finale.

Nous sommes huit élèves, plus que motivés, prêts a « sacrifier » notre temps libre pour réussir à réaliser deux projets d’une qualité satisfaisante.

C’est tard le soir que nous sommes chacun rentré chez nous pour laisser reposer nos petites têtes et réfléchir tranquillement à la suite et à la dure semaine qui commencera dès lundi.

Remue-méninges et premières écritures interactives

Aujourd’hui nous nous sommes consacrés à l’écriture de nos scénarios.

Le projet est lancé ! L’artiste et ses sbires sont présents…

C’est dans les bureaux chauffés de Zinc à Marseille que les premières idées ont germé. Quelques petits repérages extérieurs sur le site de la Friche nous ont permis de mettre en place des bribes de fiction. L’un proposa une poursuite glauque dans une tour désaffectée, l’autre préféra s’orienter vers une enquête policière dans les dédales du site, un dernier mit en avant le goût pour le genre documentaire que lui inspire cette expérience visuelle et s’est dirigé vers la gare Saint Charles pour approfondir son idée.

Durant tout l’après midi, notre petite équipe discuta des possibilités et des limites du projet Discrépances. Des premiers essais ont même été réalisés. Armés d’un Iphone, nous nous sommes aventurés dans les recoins sombres de la Friche pour tester les capacités de l’appareil. Les essais furent d’ailleurs plutôt concluants ce qui en rassura certains sur l’esthétique sombre de leur fiction.

Nous avons même essayé le premier test de Discrépances qui avait été réalisé avant notre arrivée. On a pu en tirer les points forts et isoler les points faibles. Désormais nous sommes parés pour une nouvelle expérience de Discrépances plus solide, plus travaillée qui permettra à son acteur-spectateur d’entrer dans un monde imaginaire à la limite du réel.

 

Premier pied dans le transmédia

C’est aujourd’hui que s’est ouvert le Workshop « Discrépances » qui réuni l’équipe de Zinc en partenariat avec des étudiants du SATIS. Diego Ortiz, artiste vidéo, sera le maître d’œuvre d’une expérience nouvelle. Cette équipe d’étudiants en technique audiovisuelle a répondu à l’appel d’une étrange demande de la part de ZINC.

Une première journée placée sous le signe de la découverte du transmedia. Tantôt documentaires, enquêtes policières ou encore films expérimentaux, l’immersion du transmedia permet d’ouvrir une nouvel forme de représentation audiovisuelle.

C’est ainsi que nous avons pû découvrir plusieurs expériences transmédiatiques telles que Plot Point de Nicolas ProvostCollapsus ou encore The Witness de Jung Von Matt