Premier test!

Après un mois de travail, composé de deux semaines d’écritures et de pré-production, une semaine de tournage et une semaine (de nuits blanches) en post-production, nous avons finit par atteindre la dead-line du projet et présenter les deux expériences sous une forme (presque) finale.

Heureusement, plus qu’une démonstration, il s’agissait surtout du premier test sur le terrain pour l’équipe et les intervenants, qui se sont très vite mit d’accord pour prolonger la post-production d’au moins 10 jours en vu d’une démonstration publique.

C’est avec une certaine impatience (et aussi de l’anxiété de la part des deux réalisateurs) que toute l’équipe du workshop à pu tester les deux projets. Tout d’abord « 15 minutes », qui se déroule au sein de la Friche de la Belle de Mai, et qui faire avec la pluie épisodique et le froid impressionnant qui frappe Marseille depuis quelques jours. Ensuite en route pour la Gare Saint Charles et ses courants d’air afin de tester « Gabégie ».

Bon soyons honnête. Tout ne marche pas. Il y a des problèmes à peut-prêt partout, et sur tout les plans. Les dernières nuits blanches de programmation/mixage/montage n’ont pas épargnés les problèmes techniques, pas plus que les nombreuses étapes d’écritures n’ont évités les écueils de mise en scène. Il y a des choses à refaire, des séquences à retravailler, des vidéos à terminer… Bref, un retour dans les salles de montage pour 10 jours de plus.

Pourtant! Les deux projets sont loin d’être des échecs. Passer une journée avec les intervenants à décortiquer le moindre défaut n’est en fait qu’une étape nécessaire à l’amélioration des projets en vue de la démonstration public.

Chacun à leur manière, « 15 minutes » et « Gabégie » ont permis à l’équipe et au deux réalisateurs d’aller jusqu’au bout de leurs idées, en sortant un peu du carcan habituel de SATIS. L’équipe à pu expérimenter à toutes les étapes, en s’appuyant sur les logiques de travail apprise durant les cours, afin d’exprimer une plus grande liberté artistique.

Bref, il y a encore du chemin à faire, mais c’est surtout du fignolage.

Dernier jour de tournage !

« Deux jours de tournages sont amplement suffisants, mais on va en noter trois sur le planning au cas où… »

Sagesse millénaire du producteur

Quand les délais sont serrés, il n’y a rien de pire qu’un problème technique pour un tournage, même aussi court que celui du workshop Discrépances.

« Bon les gars, je suis désolé, mais va falloir refaire toutes nos séquences d’hier… » c’est la phrase que tout réalisateur déteste entendre, mais personne n’y coupe. Alors que le projet tournée à la Friche se poursuit dans les temps, celui de la Gare Saint-Charles prend une journée de retard sur le tournage. Sur deux, ca fait déjà beaucoup.

img_3687_0 Mais bon, quand l’image est ok, quand les acteurs sont parfaits, quand on arrive à écarter tout les petits tracas que peut poser une gare, il arrive parfois que l’ingénieur du son se rende compte trop tard qu’il enregistre en mono plutôt qu’en stéréo. Quand on utilise un système d’enregistrement binaural, ca pose un gros problème.

Heureusement, en prenant le problème à bras le corps, on motivant quelques volontaires de passages, et en capitalisant sur l’expérience des séquences déjà tournée, le retard est vite réduit à une demie-journée seulement.

Allez, juste le temps d’un café, et maintenant il faut attaquer le dérushage, la synchronisation, le montage, l’habillage, les effets, le mixage… Argh….

Premier pied dans le transmédia

C’est aujourd’hui que s’est ouvert le Workshop « Discrépances » qui réuni l’équipe de Zinc en partenariat avec des étudiants du SATIS. Diego Ortiz, artiste vidéo, sera le maître d’œuvre d’une expérience nouvelle. Cette équipe d’étudiants en technique audiovisuelle a répondu à l’appel d’une étrange demande de la part de ZINC.

Une première journée placée sous le signe de la découverte du transmedia. Tantôt documentaires, enquêtes policières ou encore films expérimentaux, l’immersion du transmedia permet d’ouvrir une nouvel forme de représentation audiovisuelle.

C’est ainsi que nous avons pû découvrir plusieurs expériences transmédiatiques telles que Plot Point de Nicolas ProvostCollapsus ou encore The Witness de Jung Von Matt