Dernier jour de tournage !

« Deux jours de tournages sont amplement suffisants, mais on va en noter trois sur le planning au cas où… »

Sagesse millénaire du producteur

Quand les délais sont serrés, il n’y a rien de pire qu’un problème technique pour un tournage, même aussi court que celui du workshop Discrépances.

« Bon les gars, je suis désolé, mais va falloir refaire toutes nos séquences d’hier… » c’est la phrase que tout réalisateur déteste entendre, mais personne n’y coupe. Alors que le projet tournée à la Friche se poursuit dans les temps, celui de la Gare Saint-Charles prend une journée de retard sur le tournage. Sur deux, ca fait déjà beaucoup.

img_3687_0 Mais bon, quand l’image est ok, quand les acteurs sont parfaits, quand on arrive à écarter tout les petits tracas que peut poser une gare, il arrive parfois que l’ingénieur du son se rende compte trop tard qu’il enregistre en mono plutôt qu’en stéréo. Quand on utilise un système d’enregistrement binaural, ca pose un gros problème.

Heureusement, en prenant le problème à bras le corps, on motivant quelques volontaires de passages, et en capitalisant sur l’expérience des séquences déjà tournée, le retard est vite réduit à une demie-journée seulement.

Allez, juste le temps d’un café, et maintenant il faut attaquer le dérushage, la synchronisation, le montage, l’habillage, les effets, le mixage… Argh….

Suspens : Choix de scénarii imminent !

Les scénarii sont choisis, la partie continue !

Ce vendredi là, un amas de projets et de concepts ont été apportés à Zinc. Chaque étudiant avait travaillé (plus ou moins longuement) à l’élaboration d’une histoire transmédia.

Il faut reconnaître que le projet nous a particulièrement intéressé. S’y investir était loin d’être une corvée, chacun a tenté de défendre d’arrache-pied son scénario au cours d’une brève présentation. On a eu droit à une histoire de fantômes avec un système d’expérience sur les mécanismes de la peur, un projet utilisait les graffitis pour raconter diverses anecdotes urbaines, une étonnante idée reposait sur le concept de retour dans le temps pour comprendre les origines d’un crime. En bref, et comme on a pu nous le faire remarquer, un rassemblement de toutes ces idées auraient permis un véritable projet transmédia. Cependant il a fallu en choisir deux.

Dans les bureaux de Zinc, alors que le vent hurlait aux fenêtres, nous attendions les délibérations du jury. Ils étaient quatre à disserter pendant une heure sur le choix du projet. Nous étions huit, les mains moites, à se demander lequel d’entre nous aurait la chance de conduire du début à la fin son œuvre.

Et puis tard dans l’après midi, les organisateurs de Zinc sont venus et sans plus attendre nous ont donné les deux vainqueurs de cette joute scénaristique.

Un étonnant projet a plu. Imaginez vous dans un nouveau monde ou la télésurveillance est la base de la sécurité et notamment dans les gares. C’est là le projet de Gaëtan, étudiant en montage en Master 1 à Satis. Il a travaillé sur un dossier expliquant jusque dans ses moindres détails les mécanismes de son idée. Dix huit pages qui ont réussi à convaincre un jury attentif. Son histoire prendrait la forme d’une vidéo institutionnelle qui expliquerait à son utilisateur les fonctionnalités d’une télésurveillance en direct par le biais d’une tablette tactile. Ce projet serait tourné à la gare Saint Charles de Marseille.

Le second projet retenu fut celui de Valéria, une étudiante italienne de l’école Satis. Son histoire est somme toute très classique puisqu’il s’agit de suivre un personnage durant une enquête sur la mort d’une jeune femme dans la Friche. Mais son traitement est pour le moins original. L’utilisateur pourra en effet choisir maintes fois son chemin. Ce qui le conduira a des fins diverses et variées. Il pourra sauver cette jeune fille ou trouver son tueur. Mais ses choix seront tels qu’il pourra complètement échouer dans son enquête et finir par assister impuissant à la terrible révélation finale.

Nous sommes huit élèves, plus que motivés, prêts a « sacrifier » notre temps libre pour réussir à réaliser deux projets d’une qualité satisfaisante.

C’est tard le soir que nous sommes chacun rentré chez nous pour laisser reposer nos petites têtes et réfléchir tranquillement à la suite et à la dure semaine qui commencera dès lundi.

Remue-méninges et premières écritures interactives

Aujourd’hui nous nous sommes consacrés à l’écriture de nos scénarios.

Le projet est lancé ! L’artiste et ses sbires sont présents…

C’est dans les bureaux chauffés de Zinc à Marseille que les premières idées ont germé. Quelques petits repérages extérieurs sur le site de la Friche nous ont permis de mettre en place des bribes de fiction. L’un proposa une poursuite glauque dans une tour désaffectée, l’autre préféra s’orienter vers une enquête policière dans les dédales du site, un dernier mit en avant le goût pour le genre documentaire que lui inspire cette expérience visuelle et s’est dirigé vers la gare Saint Charles pour approfondir son idée.

Durant tout l’après midi, notre petite équipe discuta des possibilités et des limites du projet Discrépances. Des premiers essais ont même été réalisés. Armés d’un Iphone, nous nous sommes aventurés dans les recoins sombres de la Friche pour tester les capacités de l’appareil. Les essais furent d’ailleurs plutôt concluants ce qui en rassura certains sur l’esthétique sombre de leur fiction.

Nous avons même essayé le premier test de Discrépances qui avait été réalisé avant notre arrivée. On a pu en tirer les points forts et isoler les points faibles. Désormais nous sommes parés pour une nouvelle expérience de Discrépances plus solide, plus travaillée qui permettra à son acteur-spectateur d’entrer dans un monde imaginaire à la limite du réel.

 

Premier pied dans le transmédia

C’est aujourd’hui que s’est ouvert le Workshop « Discrépances » qui réuni l’équipe de Zinc en partenariat avec des étudiants du SATIS. Diego Ortiz, artiste vidéo, sera le maître d’œuvre d’une expérience nouvelle. Cette équipe d’étudiants en technique audiovisuelle a répondu à l’appel d’une étrange demande de la part de ZINC.

Une première journée placée sous le signe de la découverte du transmedia. Tantôt documentaires, enquêtes policières ou encore films expérimentaux, l’immersion du transmedia permet d’ouvrir une nouvel forme de représentation audiovisuelle.

C’est ainsi que nous avons pû découvrir plusieurs expériences transmédiatiques telles que Plot Point de Nicolas ProvostCollapsus ou encore The Witness de Jung Von Matt